Vin et Santé - Une Mise au Point Scientifique

Un groupe de scientifiques et de cliniciens internationalement reconnus comme des experts dans leur domaine.

L'objectif de ce symposium est de passer en revue les dernières recherches expérimentales et cliniques sur les effets de la consommation du vin.

Les débats porteront sur la preuve qu'une consommation modérée de vin peut réduire les maladies cardio-vasculaires, la démence, et certains cancers, en augmentant la longévité. Nous passerons en revue les bienfaits de la consommation du vin dans le cadre du French Paradox et comme composant du régime Méditerranéen. Les analyses de la biologie des polyphénols pourraient être controversées en prouvant que leurs actions les plus importantes ne sont pas dues aux effets antioxydants. Ceci amène de nouvelles idées sur la manière dont le vin modifie les fonctions vasculaires. Ce symposium se tiendra dans le Sud-ouest de la France, le lieu idéal où goûter les vins les plus riches au monde en polyphénols. En effet il s'agit bien des vins du Sud-ouest : le French Paradox.

Vins du Sud-Ouest : le French paradox

Historique de l’étude de l’influence de la consommation de vin sur la santé.
400 avant J.C : en Grèce, Hippocrate utilisait le vin comme antiseptique, diurétique et sédatif.

Au XIXème : en France, Louis Pasteur déclare “Le vin est la meilleure boisson pour la santé et la plus hygiénique”.

En 1979 : le Dr Selwyn St Leger compare les causes de mortalité des hommes de 55 à 64 ans en Europe, Amérique et en Australie. La France présente le taux de mortalité le plus faible et la consommation de vin la plus élevée.

Simultanément les épidémiologistes français relatent la faible proportion de maladies cardiovasculaires malgré la forte consommation de nourriture grasse.

Ce fut la naissance du “French paradox”.

En 1991 : en France, le Dr Serge Renaud publie l’étude qui confirme les propriétés inhibitrices de l’alcool sur la formation des caillots sanguins.
De nombreuses autres études confirment toutes les propriétés protectrices du vin contre les attaques d’apoplexie, les maladies touchant les artères et la démence.

Les consommateurs de vin sont généralement en meilleure santé et vivent plus longtemps que les abstinents. C’est un constat statistiquement prouvé. Moins de maladies cardiovasculaires, moins de diabètes et moins de démences séniles. Mais pourquoi?

Le Gers a un taux de nonagénaires deux fois plus élevé que dans le reste de la France.
Est-ce grâce au vin, au régime alimentaire ou à leur façon de vivre? Probablement un mélange des trois. Si le French paradox existe, c’est bien ici.

Mais est-ce dû au Madiran et au Saint Mont produits dans cette région ?

Les dosages d’IPT sont formels : les Madiran et les Saint-Mont sont les plus riches au monde en procyanidines.

Extrait et traduction de l’article du Professeur Roger Corder
“The Daily Telegraph” (27/11/2006)

 

 

Vins du Sud-Ouest : la santé prolongée

Parce qu’ils sont riches en procyanidines, les vins du Gers sont champions de la protection vasculaire.

Les connaissances sur les bienfaits cardio-vasculaires du vin s’affinent et par là même celles sur les cépages les plus bénéfiques. Si l’on s’en réfère au travail de Roger Corder et de son équipe, les vins rouges du Sud-ouest de la France, surtout du Gers, ainsi que ceux de Sardaigne, tiennent le haut du pavé, grâce à leur teneur élevée en un polyphénol, l’OPC (procyanidine oligomérique). Une particularité qui leur est conférée, d’une part, par leur procédé de vinification et, d’autre part, par leur cépage, le Tannat, peu utilisé dans les autres vignobles.

Une consommation élevée de polyphénols, rappellent les chercheurs, inhibe l’athérosclérose sur des modèles animaux.

L’étude a été poussée un peu plus loin. Les Britanniques se sont intéressés à la relation entre le contenu en OPC des différents crus et les plus grandes longévités. Deux régions viennent en tête : la province de Nuoro, en Sardaigne et le département du Gers. Les hommes y vivent particulièrement vieux (plus de 75 ans).

Effectivement, les vins du Gers contiennent de deux à quatre fois plus d’OPC que les autres, ainsi que des facteurs biologiquement actifs.

Dr Guy Benzadon “Le Quotidien du Médecin” du 30/11/2006